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 [ Flashback ] Something to worry about ❦ Wendy & Killian

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MessageSujet: [ Flashback ] Something to worry about ❦ Wendy & Killian   Ven 20 Fév - 15:50

Wendy marchait à travers la jungle depuis plusieurs heures, ses pieds lui faisaient mal, elle devait s'être blessée – mais elle ne se serait arrêtée pour rien au monde. Elle était émerveillée de découvrir chaque jour un nouveau recoin de l'île, toujours plus envoûtant, qui lui donnait l'envie de s'enfoncer toujours plus loin dans la jungle. « Pas trop loin quand même ... », se résonna-t-elle. Alors qu'elle continuait son avancée, elle s’aperçut qu'une mèche de ses cheveux s'était emmêlée dans elle ne savait trop quelle sorte de plante. Depuis combien de temps ne les avait-elle pas coupé ? Les jours filaient à une vitesse affolante, comme si elle n'était à Neverland que depuis une semaine, alors qu'en réalité elle comptait … au moins deux mois ? Ses parents devaient s’inquiéter, ses frères, Bae, aussi ; elle les avait tous laissé pour ce rêve secret qu'elle avait d'aventure, de découverte, de liberté ; et Neverland lui offrait tout cela, même plus encore. Rien ne la poussait à se rappeler qu'un avenir l'attendait ailleurs, qu'elle n'était pas née ici. Oui, parce que Wendy sentait au plus profond d'elle qu'elle appartenait à cet endroit, qu'il était une nouvelle maison. C'est ce que lui avait dit Peter et il avait raison ; elle ne quitterait jamais Neverland.

 La demoiselle finit par s'arrêter au bout d'une bonne heure supplémentaire à crapahuter – ce qu'elle n'aurait jamais fait à Londres – son cœur battant à tout rompre dans sa poitrine. Il lui fallait un peu de repos, pas longtemps ; il suffirait de quelques minutes. Elle ne pouvait pas se permettre de s'éterniser, de toutes façons, le soleil déclinait à l'horizon de manière notable et elle savait qu'il ne valait mieux pas dormir dans la jungle si l'on tenait un temps soit peu à sa vie – et Wendy y tenait, elle voulait avoir encore de nombreux jours devant elle pour découvrir tous les secrets de l'île. Une fois remise, la jeune fille se remit en route, se frayant difficilement un chemin à travers les ronces et les herbes hautes, jusqu'à parvenir à un endroit où elle n'était pas retourné depuis son arrivée. La plage semblait s'ouvrir devant elle comme une invitation. Elle courut presque sur la distance qui la séparait de l'étendue de sable. Wendy ne se fit pas prier pour s'allonger dessus, profitant des derniers rayons du soleil jusqu'à remarquer quelques chose qui, elle l'aurait juré, n'était pas là la première fois qu'elle était venue : un bateau. Et pas n'importe lequel – pas un qu'elle connaisse, la demoiselle n'y connaissait rien en bateau – mais c'est exactement comme cela qu'elle se serait imaginé celui de Red Handed Jill, l'héroïne de son roman préféré. Maintenant elle vivait sa propre aventure à Neverland, elle avait le droit de respirer à plein poumon l'air frais du bord de mer, il n'y avait pas de fenêtre entre elle et l'horizon. Etait-ce à cela que ressemblait la liberté ? La sienne, en tout cas, oui.

 Intriguée malgré elle par le bateau sur la rive, elle se releva et prit à peine le temps d'essuyer d'un revers de main les quelques grains de sables qu'il restait sur sa chemise de nuit. Elle avait ce même vêtement depuis un certain temps, et il lui donnait toujours l'impression étrange qu'elle rêvait et qu'elle pouvait se réveiller à chaque instant, se rendre compte que rien de tout ceci n'était réel, alors elle accéléra : on ne vit pas deux fois aujourd'hui. Elle plissa légèrement les yeux à cause de la lumière du soleil qui auréolait le navire. Un instant, elle se demanda si le geste était vraiment judicieux : elle avait vu de nombreux lieu, de nombreuses créatures – et pas toutes sympathiques – et les garçons perdus lui avait dit plus d'une fois que le danger était absolument partout à Neverland, et surtout là où on l'attend le moins – et Wendy savait qu'elle avait un défaut de méfiance – puis ils rajoutaient après s'être concertés d'un regard : partout, sauf au camps. Oui, cela, elle pouvait le comprendre : Peter semblait en prendre plus de soin qu'il ne le laissait paraître – et comprenez qu'il ne laissait pas paraître grand chose. Cependant, si il y avait un quelconque danger, elle pourrait toujours fuir ? En admettant que ses jambes déjà assez endolories par les heures de marche supporte le retour en course … elle tenterait, et elle verrait bien. Au pire des cas, elle saurait se défendre avec ses moyens, supposons qu'elle ne tombe pas sur deux ou trois brutes et elle gérerait ses ennuis toute seule – c'était évident. Après tout, pourquoi quelqu'un voudrait-il s'en prendre à elle ?

 Elle ne ralentit le pas qu'à quelques mètres du navire. De près, il est d'autant plus beau – ce n'est pas comme si il lui avait été donné de voir beaucoup de bateau à Londres, à part ceux qu'elle imaginait en lisant. Un détail clochait, cependant ; pourquoi un bateau serait-il seul, sans équipage ni capitaine, accosté ? Il n'avait pas du tout l'air d'une épave et elle aurait juré qu'il devait être en mer encore quelques heures auparavant. La jeune Darling décida qu'elle n'aurait pas deux fois l'occasion de monter sur un bateau comme celui-là et effaça les quelques mètres restant en quelques foulées agiles. Alors qu'elle avait posé une main sur la coque, elle se demanda si ce qu'elle s'apprêtait à faire était vraiment raisonnable ; il n'y avait peut-être personne sur ce bateau pour le moment mais … ses occupants pouvaient revenir d'une minute à l'autre et il y avait peu de chances pour qu'ils apprécient qu'une fille soit à bord. Elle n'était pas sr le bateau de Jill, il avait un autre capitaine, peut-être même était-ce un pirate sanguinaire. Non, elle avait peu de chance de survie si elle allait plus loin. Wendy se contenta de faire tout le tour du navire, caressant le bois dur d'une main, jusqu'à arriver à la limite de la plage où elle sentit alors très clairement l'eau jusqu'aux genoux – des vêtement trempés ? Ce n'était pas très malin. Elle regagna le sable pour s'arrêter à une dizaine de mètres du bateau, personne ne lui en voudrait de l'observer de loin, c'était sans doute plus judicieux que de se faire trancher la gorge par un pirate.

 Elle profita de quelques minutes encore avant que le soleil ne disparaisse définitivement et alors, elle commença à s’inquiéter. Elle n'avait pas prévu cela de cette manière, elle devait être de retour au camps avant la tombée de la nuit … Mieux valait tard que jamais, cependant, l'important était qu'elle revienne en un seul morceau. La demoiselle se leva, ses pas la guidant directement à la lisière de la jungle et, même de l'extérieur, elle pu constater la différence entre le jour et la nuit ; à l'allée, elle avait pensé qu'il faisait sombre, qu'elle n'y voyait rien et bien, voilà pour lui prouver qu'elle avait tort – si elle retrouvait son chemin là-dedans elle aurait bien de la chance, et il fallait bien y compter, elle n'allait tout de même pas dormir sur la plage avec ce bateau et toutes les créatures qui y rodait ? Parfois, elle regrettait qu'il n'y ait personne pour la dissuader de faire ce genre de bêtise : partir seul toute une journée et avoir attendu jusqu'à la tombée de la nuit devant un bateau sur lequel elle ne sera finalement même pas monté. Bae lui aurait dit que c'était imprudent, et bien qu'elle se serait très certainement entêté à le faire quand-même, il aurait eu une chance de la raisonner – qui s'en occuperait sinon lui ? Et que diraient les autres lorsqu'elle reviendrait ?

 Il y avait des chances pour que les garçons dorment déjà, ou du moins … voilà, elle mettait le doigt dessus, maintenant, cette chose qui la poussait à se méfier et qu'elle semblait oublier dés le lendemain depuis plusieurs … – depuis un moment : les pleurs, les gémissements, ce n'était pas rien. Alors soit elle était la seule à les entendre et elle devenait folle, soit … soit Peter ignorait royalement en toute âme et conscience ce qui se déroulait dans son propre camps. Elle se promit de lui en toucher deux mots en rentrant. Il fallait absolument qu'elle trouve un moyen de lui parler, de manière à ce qu'il n'est pas d'autres solutions que de lui expliquer ce qui se passait au juste. Elle se rappelait avoir essayé d'en parler avec un des garçons, un jour, et il avait fait une de ces mines … comme si il ne comprenait rien de ce qu'elle lui disait. En réalité, celui-là était un peu plus jeune que les autres, et elle espérait qu'il se montrerait plus indiquant que les autres qui, la plupart du temps, ne disaient rien. Mais ce n'était pas quelque chose qu'on pouvait ignorer … des pleurs, ce n'est pas sans importance, et surtout pas pour elle. Mais allez savoir ce que – stop ! Elle s'arrêta un instant, tendit l'oreille, mais les oiseaux et le vent furent les seuls à se frayer un chemin jusqu'à elle. Pourtant … elle aurait juré avoir entendu des pas – et des voix – venir dans sa direction. Ce pouvait tout à fait être les garçons perdus, ou Peter – ou bien … autre chose. Elle décida qu'il ne valait peut-être mieux pas passer à découvert avant de s'être assuré que ce n'était pas ce « autre chose », justement.

 Elle s'était soigneusement dissimulée derrière un tronc – elle n'était pas très épaisse, cela lui paraissait assez facile. A peine un coup d'oeil jeté pour s'assurer que ce n'était pas un danger, mais elle vit rien de plus qu'une silhouette vêtu de sombre avant de se planquer de nouveau derrière son arbre. Il ne fallait après tout pas paniquer pour si peu … il s'agissait très probablement de quelqu'un d'aimable, peut-être même connaissait-il Peter – qui, à Neverland, ne connaissait pas l'adolescent ? - dans ce cas, il accepterait peut-être aussi de la raccompagner ? « Allons, Bird, sors de ta cachette ... » semblait lui murmurer une voix qui, elle l'aurait juré, ressemblait étrangement à celle de Peter – oui, enfin, ce n'était pas lui, c'était son esprit, son imagination, rien de plus. « Courage, », se convint-elle, « il ne t’arrivera rien de mal. ». La jeune fille finit pas sortir à découvert, n'attirant pas immédiatement l'attention de l'arrivant, faisant simplement mine d'avancer comme pour rien, sans l'avoir vu et cru qu'elle l'avait finalement perdu lorsque, alors qu'elle s'occupait principalement de regarder où elle posait ses pieds, elle vit une pair de jambe en plus. Elle leva très lentement les yeux, souriant malgré la peur qui l'avait étreint quelques secondes plus tôt, mais ne sut plus quoi faire – soit, si cet … cet homme, avait voulu la tuer, elle serait déjà morte. Rappelée à la politesse par elle ne savait trop quel instinct bourgeois qu'elle gardait de sa vie à Londres, elle fit une petite révérence devant l'inconnu – qu'elle ne prit pas trop le temps de détailler, justement, par soucis de politesse. Une chose était certaine, cependant ; à en juger par la crochet qui remplaçait sa main gauche, il ne pouvait s'agir que d'un pirate. « Je suis désolée, je ne vous avez pas vu venir … je m'appelle Wendy. Wendy Darling. » Elle étira ses jolies lèvres rose en un sourire. « Excusez-moi de vous demander cela, mais … qui êtes-vous ? » Si Peter ou les garçons perdus lui avaient déjà parlé d'un homme qui portait un crochet en guise de main, elle s'en serait très certainement souvenu … Le soleil avait définitivement disparu, la lune était haute dans le ciel, il était bien trop tard pour faire machine arrière, la question était de savoir si elle pouvait vraiment compter sur cet inconnu pour lui venir en aide – aide sans laquelle cette nuit serait très certainement sa dernière nuit à Neverland.


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MessageSujet: Re: [ Flashback ] Something to worry about ❦ Wendy & Killian   Ven 20 Fév - 20:37

Something to worry

Killian & Wendy



Allongé sur le pont du Jolly Rogers, j'admire le regard quelques peu rêveur le ciel bleuté, teinté d'orangé de ce début d'après-midi. Le temps est toujours si clair et lumineux au pays imaginaire. C'est une des rares choses que j'ai toujours apprécié ici. Le temps semble dans ce monde comme suspendu, plongeait dans une éternelle beauté voluptueuse et enchanteresse qui ne peut régner qu'ici même. J'en ai connue des mondes au cours de mes longs voyages, mais Neverland est surement de tous le plus attrayant et également le plus dangereux ! Ici il faut savoir se méfier à chaque seconde de tout ! En effet sur cette île aux milles merveilles, la chose la plus inoffensive peut au final se révéler être la plus dangereuse des armes ! Et cela je l'ai durement appris il y a bien longtemps déjà lorsque mon frère est mort dans mes bras ! Cette douleur reste là, présente en moi comme une petite pointe cruelle qui me brûle parfois, lorsque je me laisse aller à apprécier les charmes de ce fabuleux endroit, comme pour me rappeler de manière douloureuse de me méfier et de prendre garde à moi ! Ou est-ce simplement, une sorte d'instinct de protection ? Je ne saurais le dire, mais tout ce que je sais c'est que cette sensation me protège et me permet de garder les idées claires ici.

Toujours allongé sur le bois chaud et odorant du pont, mes yeux se ferment à présent. Je me sens étrangement détendu et cela commence à m’inquiéter... Ce sentir trop bien au pays imaginaire n'est jamais vraiment une bonne chose ! Je me hisse sur mes coudes à présent, je secoue la tête pour remettre mes idées en place et bien me souvenir d'où je suis ! Ici aucun relâchement n'est possible ! Je soupire en me hissant sur mes pieds. Je marche à présent vers la barre et j'attrape ma longue vue et je me décide à admirer les alentours, histoire de ne pas être pris au dépourvu si Pan et ses acolytes venaient à s'en prendre à nouveau à moi !

Mon regard bleuté se glisse dans l’œilleton de la longue vue, je ferme un œil et j'observe. Partout la jungle sombre, épaisse et coloré règne en maître, les fées sur leurs arbres travaillent à la confection du printemps et de la poudre de fée, les enfants perdu ne sont pas visible, ce qui peut être aussi bon que mauvais en fait... Mon regard revient peu à peu sur la plage de sable blanc ou une jeune et frêle jeune fille marche, puis s'allonge sur le sable tout prêt de mon navire ? Mes sourcils bruns se relèvent, mais qui peut-elle être ? Et surtout comment a-t-elle fait pour ne pas tomber dans les filets de Peter Pan ? Ou peut-être est-elle avec lui ? Peut-être est-ce qu'il me l’envoi pour m'espionner ? Peut-être désire-t-il jouer à un de ses jeu cruel dont lui seule apprécie les règles ? Ou alors est-ce juste une pauvre petite fille égarée que je regretterais de ne pas avoir aidé s'il lui arrivait le moindre souci ?
Je balai d'un geste de main toutes ces questions, qui commence à m'épuiser et je me décide pour tenter l'aventure et aller découvrir qui est cette belle jeune fille ! Après tout, je suis le fier et courageux capitaine Crochet et ce n'est pas une petite lady qui va m’impressionner !

Je repli donc ma longue vue, puis je saute de manière agile en bas de la balustrade de la barre pour retomber de manière svelte et habile sur le pont de bois du navire. Je fixe un instant l'horizon à la recherche de la charmante jeune fille, qui n'est plus dans mon champ de vision. Je descends donc d'une démarche élégante et je pars à présent direction la forêt.

Je marche durant quelques minutes, puis j’aperçois une petite robe blanche derrière un arbre. Je souris en pensant que la charmante créature n'as pas vraiment un don inné pour le cache-cache, lorsque elle sort et se positionne face à moi. Ses yeux se posent un instant sur mon crochet, puis sa petite voix retentit. Elle se présente un fin petit sourire aux lèvres comme étant Wendy Darling. Je reste silencieux, la jeune fille ne me semble nullement hostile, elle me semble juste perdue, mais sur cette île mieux vaut rester sur ses gardes... Pris dans mes pensées j'entends à peine la jeune demoiselle demander qui je suis. Je me reprends néanmoins et je lui dis en m'inclinant légèrement face à elle :
-Je suis le capitaine Killian Jones, capitaine de prestigieux Jolly Rogers amarré sur la plage plus bas. Peut-être as-tu déjà entendu parler de moi ? Je suis disons-le un peu célèbre sur cette île, ajout-ai-je d'un ton légèrement séducteur...

Oui bon j'exagère quelques peu ma célébrité face à cette belle demoiselle. Mais c'est plus fort que moi, dès que je vois une belle jeune fille, je ne peux pas m'empêcher de jouer les séducteur, cela m'a d'ailleurs joué pas mal de tour par le passé...


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MessageSujet: Re: [ Flashback ] Something to worry about ❦ Wendy & Killian   Sam 21 Fév - 17:30

Malgré sa taille raisonnable pour son âge, la jeune fille dut lever le menton pour voir clairement à qui elle s'adressait. Le dénommé Killian Jones, capitaine du Jolly Roger, hm ? Pourrait-il s'agir du bateau qu'elle avait vu plus tôt ?Qu'est-ce qui pouvait bien emmené ce monsieur Jones à Neverland ? Wendy se promit de le lui demander. En tout les cas, il n'avait nullement l'air d'une menace, et il semblait même plutôt cordial à son égard. La jeune fille le gratifia d'un sourire avant de reprendre ses esprits : elle avait face à elle un inconnu et elle avait très largement dépassé l'heure à laquelle elle devait rentrer. Elle calcula un instant la possibilité de lui fausser compagnie et de s'en sortir seule dans cette jungle sombre – qui portait finalement bien son nom – mais réalisa à peine plus tard que c'était chose vaine. Elle servirait de repas à quelques créatures qui elles représentaient une réelle menace, pas comme cet homme. Et à bien y réfléchir, elle avait peut-être entendu le nom « Jones » deux ou trois fois au camps, et le titre de « capitaine » la fit aussi tiquer ; finalement, elle savait peut-être ce qui l'amenait ici ...

Il y a quelques jours, elle avait involontairement surpris une discussion entre Felix et les garçons. Bien qu'elle n'est pas bien saisit le propos – à la base, elle n'avait pas prévu de les écouter – Wendy avait retenu quelque chose comme « le capitaine » et « là pour affaire » et peut-être aussi « prévenir Pan ». Sur le moment c'était quelque chose à laquelle elle n'avait pas prêté beaucoup d'attention, occupée à faire le tour du camps pour mettre la main sur un objet qu'elle avait égaré, et puis, très honnêtement, ce n'était pas comme si elle avait à savoir tout ce qui concernait le chef de la petite troupe. Elle savait déjà, de ce qu'elle pouvait en juger, bien plus que nécessaire, et ce n'était plus qu'une question de temps avant que ces « informations » ne deviennent un problème. Mais que lui prenait-il, d'un seul coup ? Elle n'avait aucun soucis à se faire ; le plus en sécurité qu'elle puisse être était à Neverland. Cela dit, là, maintenant, face au capitaine, elle était prise au dépourvue. Que devait-elle lui révéler ? Qu'elle était au camps de Peter ? Ce n'était peut-être qu'une impression mais elle avait le sentiment d'être la première fille à y avoir mit les pieds. Oh et puis, bien sûr, qu'elle ne voulait attirer d'ennui à personne, pas même aux garçons, car, pour peu loquaces qu'ils soient, aucun d'eux ne lui avait jamais fait de mal. Elle ne voulait cependant pas paraître impolie, et ainsi reprit-elle la parole peu de temps après avoir fait le tri dans ses pensées : « Enchantée de faire votre connaissance, monsieur Jones ! » Bien qu'il la tutoyait, elle ne pouvait se permettre de faire de même et préféra la vérité au demi-mensonge, « je dois admettre que votre nom ne m'est pas étranger ; j'ai entendu une connaissance parler de vous. Peut-être le connaissez-vous, il se nomme Peter Pan ? C'est étrange que malgré le nombre de fois où je suis sortie me balader sur cette île, nous ne nous soyons jamais croisé ! » La jeune fille gardait ses yeux verts fixés sur lui, même si baisser la tête lui ferait le plus grand bien.

Wendy s'était habituée à Londres à ce que tout soit à sa taille ou plus petit qu'elle – à part ses parents – et depuis qu'elle était ici, elle ne pouvait plus rien regarder – ni personne – sans lever ses jolis yeux. Certes, c'était une habitude à prendre et rien de pénible, en soit, mais elle se sentait terriblement petite et fragile. Elle était plus jeune que Peter, que la plupart des garçon perdus, elle était la seule fille – et pourtant pas la moins débrouillarde – et sans compter que face à cet homme, elle se trouvait être bien plus basse qu'à l'accoutumée – ou plutôt était-il plus grand. Malgré l'idée qu'elle s'était faite au premier abord, comme quoi il devait être un pirate, il avait un sourire accueillant, une voix d'homme et de fascinant yeux bleus qui contrastait avec sa peau assez pâle et ses courts cheveux sombres. Son accoutrement, quant à lui, était tout à fait élégant : en fait, si elle avait eu quelques doutes, rien n'infirmait son affirmation selon laquelle il était bel et bien le capitaine du magnifique bateau amarré sur la plage. La plage ... Cette étape de son escapade avait décidément fait souffrir le tissu de la robe – presque sec désormais – mais décousu par endroit. Elle doutait que quiconque au camps n'est quoi que ce soit qui puisse s'apparenter à du matériel de couture, cependant elle finirait bien par trouver le nécessaire quelque part pour que le prochain accrochage n'emporte pas toute la fabrique de sa robe …

Si elle le voulait, elle aurait pu troquer sa chemise de nuit pour un vêtement plus approprié à ses escapades, mais c'était comme un souvenir, une chose qui lui permettait de ne pas oublier qui elle était et d'où elle venait. Une sorte de totem que certains diraient dérisoire, mais elle ne voulait pas risquer d'oublier complètement sa vie passée. Pour merveilleuse qu'ai été son existence à Neverland jusqu'à présent, elle n'était pas née ici, elle restait la jeune fille de Londres, et rien n'effacerait cette partie là de sa vie. Même si elle décidait de rester au Pays Imaginaire, même si elle admettait qu'elle était heureuse ici, à jouer les aventurières, elle avait une famille, elle avait Baelfire, et ils l'attendaient à la maison. Quelle maison, cependant ? Elle se sentait chez elle au camps, pour paradoxale que soit la situation, elle avait peut-être même trouvé une sorte de seconde famille, alors pourquoi être si nostalgique ?

Elle s'était malgré elle perdue dans ses pensées et était restée silencieuse un moment. Qui plus est, elle avait rapidement observé cet inconnu, et elle avait peur de l'avoir mit mal à l'aise. Une nouvelle fois, elle sourit, le rose teintant  doucement ses joues, dû à la légère gêne : « Je suis désolée, je ne voudrais pas vous retarder, vous devez avoir des affaires à régler. De plus, il se fait tard ... » Elle jeta une nouvelle fois un regard inquiet vers le ciel, comme si elle s'attendait à ce que le soleil soit revenu. Bien évidemment, l'heure avait encore avancée, et elle distinguait à peine les contours de la jungle à présent. Elle ajouta d'une voix faible : « Je devrais déjà être rentrée … » C'était un fait, un constat, et elle avait beau le tourner et le retourner dans sa tête, elle ne voyait pas vraiment comment trouver une quelconque solution à son problème. Et elle se refusait de demander à cet homme de perdre son temps parce qu'elle avait été étourdie et n'avait pas été capable de surveiller le temps qu'elle passait dehors. Et puis, de toutes façons, il avait déjà assez attendu. Elle pensa à s'excuser et à partir en courant tout droit pour espérer tomber sur un des garçons perdus et de là, regagner le camps, mais ce serait grandement impoli, et très imprudent.

Ce n'était donc pas la chose à faire, alors quoi ? Rester là jusqu'au lendemain à regarder l'élégant capitaine dans le blanc des yeux ? Non, si il avait à faire, elle ne le retiendrait pas, et elle, avec ses propres moyens, elle rentrerait au camps. « Nul part plus en sécurité qu'au camps », certes oui, mais il était si loin, maintenant ...


Dernière édition par Wendy Darling le Ven 6 Mar - 14:49, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [ Flashback ] Something to worry about ❦ Wendy & Killian   Jeu 5 Mar - 19:47

Something to worry

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La belle est douce Wendy, le menton lever semble admirer un long moment ma personne. Et je peux la comprendre, j'admets que je ne suis pas du genre commun, surtout à Neverland le pays des enfants et des créatures fabuleuses et imaginaires. Elle doit surement se poser un millier de questions à mon sujet, de même que moi sur sa personne. Je me demande bien ce qu'une jeune demoiselle aussi bien éduquée que Wendy puisse faire à Neverland et surtout seule dans la jungle sombre ? Elle ne semble pas vraiment effrayée par ma personne, mais juste intriguée. La voix mélodieuse de Wendy retendit à nouveau à mon oreille telle une douce et agréable mélodie. Je ne peux m'empêcher de sourire, tout chez elle dégage une telle grâce, une telle douceur et surtout elle dénote tellement dans ce paysage ! Elle semble ravie de faire ma connaissance et comme je l'avais prévue, mon nom ne lui est nullement inconnu !

Puis soudain mon visage se ferme en entendant le nom de mon ennemi juré Peter Pan ! Ce maudit diable ! Partout sur cette île, je n'entends que son nom ! Parfois murmurées avec terreur, d'autres fois criée avec ferveur ! Je soupire, mais quand est-ce qu'on me débarrassera de lui une fois pour toute ? Ce maudit Démon n'a aucune faiblesse, en tout cas pas à ma connaissance... Si serait le cas, il ne serait déjà plus de ce monde parole de crochet ! Je me racle la gorge, pour tenter de faire passer ma rage contre ce diable en culotte courte de Pan ! Et je réponds d'une voix tout même tendue à Wendy :
-Oui, ma chère, je connais parfaitement Peter Pan ! Je suppose à vos yeux qui pétillent lorsque vous prononcez son nom que vous aussi ? Je n'ai qu'une chose à dire à son sujet : Il est le diable au visage d'ange ! Ne vous fiez jamais à lui ou tôt ou tard, vous le regretterez croyez moi, je parle d'expérience... J'imagine à quel point ses mots, ses gestes et son charme peuvent vous paraître enchanteur, bien d'autre enfant avant vous y ont céder, mais croyez moi, il se joue de vous comme des autres !
En disant cela, je parle bien sur de la mort de mon pauvre frère William ! Ce maudit Pan s'est bien joué de nous en ne nous disant que le strict minimum pour être sûr que nous perdions à son jeu pervers ! Et cela, bien sûr, coûta la vie à mon frère ! Rien que de repenser à William et son corps sans vie face à moi, mon cœur saigne à nouveau comme si c'était hier !

Perdu dans mes sombres pensées, j'en oublierais presque la douce Wendy empourprée par la gêne face à moi. La voilà qui s'excuse auprès de moi de m'avoir retardé. Elle semble si pure, Peter Pan doit sans doute se délecter d'une âme si bonne et généreuse ! Le cruel et sans cœur Démon ! Wendy désire sans aller à présent. Vit-elle avec Peter Pan et ses comparasses ? Les yeux de la jeune fille se posent sur le ciel qui est à présent assombri, par la nuit qui commence à poindre. Je la fixe le regard plus doux que précédemment et je me décide à lui proposer l'hospitalité pour la nuit. Après tout, si elle me connaît mieux, elle croira sans doute mes dires sur Peter et sa cruauté ! Je sens la belle sur le point de me fuir, alors je parle aussitôt pour l'empêcher :
-Wendy, il est hors de question que je vous laisse partir comme cela en pleine nuit ! Quel genre de personne cela ferait de moi de vous laisser errer dans le froid de la jungle vêtue qui plus est d'une simple chemise de nuit ? Venez sur mon navire pour la nuit, vous y serez en sécurité, je vous en donne ma parole.

Je m'incline face à Wendy, puis je lui propose tel un gentleman mon bras valide. J'espère qu'elle acceptera de son plein grès, sans cela, je devrais la garder prisonnière pour sa propre sécurité ! Il hors est  est de question que je la laisse retourner dans les filets de Peter Pan !  





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MessageSujet: Re: [ Flashback ] Something to worry about ❦ Wendy & Killian   Mar 10 Mar - 10:34

La lune était déjà haute dans le ciel mais cela, Wendy aurait du s'en préoccuper plus tôt. L'Anglaise expliqua au capitaine sans même tenter de cacher la plus petite des vérités qu'elle avait déjà entendu quelqu'un prononcer son nom, et elle préféra directement lui demander si il connaissait Peter. Elle nota les mâchoires serrée de l'homme en face d'elle à l'évocation du nom du maître de Neverland. Le silence ne dura que quelques secondes puis, après s'être raclée la gorge, le dénommé Killian s'exprima. Tout d'abord, oui, il connaissait Peter – mais cela, elle l'avait déjà deviné au vu de sa réaction à l'entente du nom de ce dernier – et leurs rapports n'étaient pas cordiaux – cela aussi, elle aurait pu le deviner. « Le diable au visage d'ange » ? Rien que cela ? Le capitaine ne pesait pas ses mots ! On aurait pu réussir à lui faire avouer qu'il avait effectivement un visage d'ange mais jamais elle n'aurait trouvé une raison de la décrire en tant que « diable ». Allons, il l'avait tout de même accueillit ici, il prenait soin d'elle, il s'était confié à elle ! Ce ne pouvait être qu'un jeu ! Désemparée, Wendy tourna des yeux brillants de larmes vers le capitaine : « Pourquoi dites-vous cela, monsieur ? Je connais moi aussi Peter et je puis vous assurer qu'il n'est ni ne ferait jamais rien de ce vous dites ! » Sa voix, bien que douce, restait déterminée, et à la fois l'émotion que l'on pouvait lire dans son regard se reflétait dans ses mots. Elle défendait Peter avec une telle ferveur ! D'où lui venait ce soudain élan d'admiration ? Après tout, de la même façon qu'elle avait ses raisons de l'apprécier, le capitaine pouvait avoir ses raison pour le détester... Non. Le haïr, au point de souhaiter sa mort. C'était exactement cela que disait ses yeux au moment où elle avait prononcé son nom. « Il ne se joue pas de moi. » A quoi cela pourrait-il bien lui servir ? A quoi pourrais-je bien lui servir ? Faillit-elle ajouter, mais elle retint les mots aux frontières de ses lèvres qu'elle garda entre-ouvertes le temps d'une ou deux secondes pour finalement les fermer. Il n'y avait rien de plus à dire.

Cette situation  n'était pas sans rappeler à la jeune fille tout l'attachement qu'elle avait pour la garçon – et que le capitaine ne s'était pas privé de lui faire remarquer. Mais sur cela elle ne dit rien. Qu'aurait-elle bien pu rétorquer ? Elle n'arrivait pas elle-même à mettre des mots sur la foule de sentiments qui bousculait son monde dés qu'elle était avec lui. Et pourtant, Wendy avait peur. Peur de la solitude et de la désillusion qu'elle ressentirait à coup sûr si Peter venait à apprendre le quart de ce qui occupait son esprit à ce moment. Peur qu'il lui dise ce qu'elle savait déjà, au fond : qu'elle n'était rien pour lui. Alors oui, l'oiseau fermait les yeux sur certaines choses. Si elle n'attendait rien de lui, alors elle ne pourrait être déçue. Elle profitait au jour le jour de chaque moment passé à Neverland, sachant qu'elle allait devoir quitter l'île à un moment ou à un autre, comme elle se serait réveillée d'un rêve.

Gênée par son ardeur précédente et par les secondes qu'elle faisait perdre au capitaine – et qu'elle perdait pour elle-même – la jeune fille décida d'évoquer la possibilité pour elle de repartir maintenant en direction du camps. En y réfléchissant, ce n'était ni la meilleure ni la pire des solutions, la seule envisageable, seulement, que pouvait-elle faire d'autre ? Dormir à la belle étoile sur la plage ou dans la jungle et se faire surprendre par une bête sauvage – dont l'île regorgeait, soit dit en passant, aussi merveilleuse soit-elle ?. Plus elle y pensait, moins elle voyait comment y parvenir, mais une chose était sûre, à ses yeux : elle devait rentrer. Elle se confondit brièvement en excuse et s'apprêtait à partir sans plus de cérémonies. Elle faisait preuve d'une grande impolitesse et d'une indélicatesse indigne d'une jeune fille de bonne famille, et son comportement depuis qu'elle était sur l'île aurait très certainement scandalisée Mrs Barkley et son mari. La pensée lui tira un sourire. Elle n'était plus Wendy Moira Angela Darling de la « haute société ». Elle était juste Wendy – il lui arrivait cependant d'introduire son nom de famille lorsqu'elle se présentait – mais elle pouvait mener une vie d'aventure sans que quiconque ne lui dise que c'était inapproprié à sa condition. Elle jouissait d'une liberté presque illimitée, et si elle avait des frontière c'est parce qu'elle les avait elle-même placées, se refusant un comportement violent ou grossier, par exemple, simplement parce qu'elle ne s'y reconnaîtrait pas. Ce qui lui plaisait le plus était le fait qu'elle pouvait rire et chanter tout son soul si elle le voulait, sa voix raisonnant parfois dans le camps, claire et délicate, douce, pour les garçons qui s'asseyaient autour d'elle – surtout les plus jeunes – avec de grands yeux attentifs. Elle suivait parfois la mélodie que Peter entonnait avec son harmonica, et de temps en temps elle fredonnait simplement un air en fermant les yeux, seule ou entourée des enfants, en paix pour un moment. Elle leur prêtait la même attention qu'a ses frères, apportant un peu de douceur à Neverland. Voir un sourire illuminer le visage des enfants perdus lui mettait un peu de baume au cœur : au fond, eux qui avaient été abandonnés recevaient finalement un peu d'amour.

Elle avait construit une vie ici à laquelle elle n'était pas sûre de vouloir renoncer, même pour revoir sa famille. Elle aurait probablement à le faire : elle n'était pas une Lost Girl autant qu'elle le croyait. Voilà la triste vérité : elle se sentait maintenant chez elle, et cela aurait pu la rendre malade d'égoïsme mais ce n'était pas le cas. Bien sûr elle s'en voulait, mais elle ne voulait pas manquer sa chance maintenant. Et si le Pays Imaginaire et ceux qui l'y avaient accueillie étaient cette chance, dans ce cas elle ferait tout pour rester. Après tout, elle était une parfaite petite lady, douce et docile, connaissait des histoires et des chansons qui plaisaient apparemment beaucoup aux jeunes Garçons Perdus. Que pouvait-on bien lui reprocher ? Et puis elle avait bien apprit ! Elle savait chasser – plus ou moins, disons que la dernière fois elle avait faillit éborgner un garçon perdu – se débrouiller en journée dans la jungle n'était pas un problème – mais après tout elle ne connaissait personne qui aime cette jungle la nuit – et elle aimait à penser qu'elle avait gagner la confiance de Peter Pan lui même. Il se pourrait que Wendy se mette le doigt dans l’œil jusqu'à coude en pensant de cette façon mais non, elle osait croire en ce bonheur qu'elle pouvait presque serrer au creux de son poing.

Elle s'était une nouvelle fois égarée dans ses réflexion et ne revint à la réalité que lorsque le capitaine s'exprima de nouveau. Il lui proposait généreusement de lui offrir le gîte en son navire, se refusant à la laisser partir si légèrement vêtue en pleine nuit. Même lui devait craindre cette jungle. Elle considéra la question quelques minutes, ne sachant vraiment quoi dire. Après tout, elle s'était emportée – pas vraiment, mais enfin, pour une future lady aussi calme qu'elle, d'ordinaire, son excès de ferveur approchait le caprice – elle se sentit terriblement embarrassée, cherchant ses mots afin de témoigner sa gratitude au capitaine. L'Anglaise ne désirait pas profiter méchamment de sa gentillesse, et elle ne savait vraiment si elle devait ou non accepter. La proposition était terriblement tentante, et il avait raison, le froid commençait à lui mordre la peau sous la fine fabrique du tissu de sa chemise de nuit, et un imperceptible frisson lui parcourut l'échine. La jeune fille se décida finalement à répondre d'une voix où pointait l'hésitation : « Merci beaucoup, monsieur Jones. C'est très généreux de votre part. Je ne me vois pas refuser une si gentille proposition. J'aurai aimé rentrer ce soir mais, rendons-nous à l'évidence : je n'y serais pas parvenu. Je partirai demain dés l'aube, j'aimerai que mon absence se fasse le moins remarquer possible. » Wendy baissa les yeux sur le sol quelque secondes puis les releva, ne pouvant s'empêcher d'ajouter : 1« D'autant plus que je ne voudrai pas que m'avoir accueillit sur votre bateau ne vous apporte des ennuis, l'on pourrait croire que vous m'avez enlevée et quelqu'un viendra très certainement à ma recherche. C'est si généreux de votre part, vous ne méritez pas quelques représailles par ma faute. »2 L'Anglaise posa ses doux yeux verts sur le capitaine et prit son bras à la manière d'une lady, elle souriait sincèrement lorsqu'elle se tourna vers lui.

Néanmoins elle n'oubliais pas qu'elle n'avait pas passé une seule nuit hors du camps depuis son arrivée à Neverland, et elle appréhendait un peu les surprises que lui resservait cette première. Elle ne doutait pas de la bonne fois du capitaine – même si elle devait admettre que les rapports conflictuels qu'il entretenait avec Peter l’inquiétaient un peu. Après tout, les ennemi du garçon ne devraient-ils pas être ses ennemis ? Wendy décida de ne pas écouter sa voix de la raison, pour une fois : cet homme lui offrait généreusement un abri pour la nuit, et elle comptait bien passer le peu de temps qu'elle avait avec le moins de soucis possible. Elle pourrait en profiter pour tenter d'en savoir plus sur ce capitaine ? Après tout ce personnage l'intriguait, ne serait-ce que parce qu'il était un homme adulte et non un enfant ou un adolescent. N'était-il pas censé se voir refuser l'entrée à Neverland ? Si il était ici – et il était effectivement ici, juste devant ses yeux – il devait y avoir une bonne raison. La jeune fille ne doutait pas qu'il aurait de passionnants récits à lui conter, si il le voulait bien. Elle le suivit donc jusqu'à son navire sans protestation, se réchauffant petit à petit, anticipant la douce chaleur dans laquelle elle pourrait se plonger dans quelques instants. Oh elle ne demandait pas de traitement particulier, un simple coin où elle puisse s'allonger, même si il n'y avait pas lit, elle s'en ferait un de fortune. C'était déjà trop faire pour elle que de profiter ainsi de la gentillesse du capitaine, elle ne se permettrait pas de lui demander quoi que ce soit d'autre. Et elle ne comptait pas être un poids pour le peu de temps où elle logerait sur son navire : elle se ferait discrète, telle la douce jeune fille qu'elle était toujours, sans cesse craignant de faire mal les choses.

A quelques pas du bateau, Wendy jeta un regard par dessus son épaule, comme si elle avait entendu quelque chose. N'avait-elle pas entendu quelque chose ? Elle refusait que quiconque ne la voit ainsi échapper au réconfort du camps pour l'occasion. Non, elle ne devait pas mettre le capitaine dans une situation inconfortable. Elle faillit lui dire qu'elle rentrait et partir en courant. C'était la deuxième fois qu'elle y pensait. L'Anglaise se résonna et oublia ses doutes : il n'y avait personne pour la voir, elle était tout à fait libre de passer la soirée en compagnie du capitaine, ce qui l'enchantait d'avance. Elle apprécierait de faire plus amplement connaissance avec le personnage si l'occasion lui était donnée, mais sans retarder son départ le lendemain. Elle devait absolument rentrer au camps avant que quelqu'un ne soit partit à sa recherche – elle raconterait alors qu'elle s'était égarée et qu'elle était rentrée très tard dans la soirée, ayant directement été à sa couche sans réveiller personne pour ne pas inquiéter. Le reste dépendrait de sa capacité à convaincre les garçons – et surtout Peter, avouons-le, c'était surtout de lui qu'elle avait à craindre quelque chose, au sens ou il ne se laisserait peut-être pas berner par un mensonge, aussi bien ficelé soit-il. « Ne vous fiez jamais à lui ou tôt ou tard, vous le regretterez croyez moi. » Elle tournait et retournait cette phrase dans sa tête, incapable de s'en défaire. Tout ce qu'elle pu faire fut tourner le regard vers le capitaine, les yeux pleins de « pourquoi » refoulés. Une interrogation silencieuse dansait au fond de ses prunelles : « et que se passerait-il si je venais à devoir le regretter ? »


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MessageSujet: Re: [ Flashback ] Something to worry about ❦ Wendy & Killian   Dim 29 Mar - 22:40

Something to worry

Killian & Wendy



Mais parole à propos du diable Peter semblent avoir blessé la douce hirondelle Wendy. J'ai été trop brutal dans mes paroles et le regard larmoyant de la jeune fille en est la preuve flagrante ! Bon sang Killian, il est vraiment temps d'apprendre le tact ! Par les sept mers, il était pourtant évidant que la jeune Wendy a pour le beau Peter des sentiments plus qu'amicaux ! Mais en même temps, comment aurais-je pu encore me regarder dans une glace sans avoir prévenu la belle du danger qu'elle court aux cotés du diablotin de Neverland ! Je passe à présent ma main dans mes cheveux, je me sens épuisé et je l'avoue un peu gêné face à la détresse que j'ai fait naître chez Wendy. Il est clair que cette jeune femme est étrangère au mal cela ne fait aucun doute pour moi.
Je me sens soudainement l'obligation de m'excuser auprès de la jeune fille. Pour moi, les excuses sont une faiblesse, mais dans la situation actuelle, il me semble que c'est la meilleure chose à faire.
-Wendy, je suis désolé si mes propos envers votre ami Peter ont pu de quelques manières que ce soit vous blesser. Mais je vous jure que je ne vous mens pas ! Peter Pan est un garçon dangereux. Je me doute que je n'arriverais jamais à vous convaincre que je dis vrai sur Peter Pan, alors je n'insisterais pas plus à ce propos, je vous le promets.

La belle Wendy semble une fois, de plus, plongée dans son propre monde à elle. Sans doute pense t'elle a son doux Peter ! Lui si charmant et courageux à ses yeux ! Oui, j'imagine bien à quel point il a su être séducteur pour séduire la douce Wendy ! Il cherche un cœur pur pour remplacer la pierre qu'est le siens ! Et même si je le disais sur-le-champ à Wendy, elle ne me croirait surement pas et pire encore, elle pourrait me fuir sur-le-champ et ça, je ne le permettrais pas ! Alors je vais ravaler ma haine contre Peter et faire bonne figure pour ne plus voir les yeux de la belle enfant s'embuer à nouveau de larmes.

La voix douce de la petite Wendy raisonne à nouveau. Elle m'annonce à mon plus grand soulagement qu'elle accepte de me suivre sur mon navire. Au moins, elle ne sera pas sous l'influence de Peter et ses sbires ce soir. Sa petite main s'avance avec douceur et elle me prend le bras comme une lady le ferais et je ne peux pas m'empêcher de sourire à cela. Ce geste est si délicat, si raffiné et d'une élégance digne des plus grandes dames. Nous marchâmes durant un petit moment puis enfin nos pas nous menèrent face à mon navire. La belle Wendy tourne soudainement sa tête de part et d'autre comme à la recherche de quelque chose, ou de quelqu'un. Ou alors cherche-t-elle un moyen de me fuir ? Non-pourquoi ferait-elle cela ? Si elle avait voulu fuir, elle l'aurait fait bien avant je pense. Voilà la belle enfant qui se remet tranquillement en chemin et mon cœur retrouve alors ses battements normaux.

Nous voici à présent attablé à ma table dans la cabine du capitaine.
Wendy semble à son aise à ma table, bien plus que je ne l'aurais pensé. Elle semble néanmoins toujours un peu méfiante, mais qui ne le serais pas à sa place ? Après tout, les pirates ne sont pas réputés pour leur amabilité ni leur courtoisie... Un sourire rassurant s'affiche sur mon visage que je tourne à présent vers Wendy.
-Douce Lady, peut être avez-vous faim ? Moi en tout cas, je meurs de faim ! Peut-être qu'après le merveilleux repas que vous allez déguster vous me parlerez de vous et de la raison pour laquelle vous êtes venue à Neverland ? Et peut-être même que je, vous raconterez ensuite ma propre histoire, si elle vous intéresse bien évidemment.

Alors que les assiettes, nous sont servie, mon sourire chaleureux continue d'inonder mon visage. J'avais oublié comme la présence d'une jeune personne était agréable. Peut-être qu'après avoir discuté ensemble et appris à ce connaitre mieux, la douce Wendy voudras bien croire ce que je dis à propos de Peter Pan ! Et peut-être arriverai-je à l'éloigner de lui et de Neverland par la même occasion ? Je me doute que cela ne sera pas facile, mais je me dois d'essayer ! Jamais auparavant, je n'avais rencontré un cœur aussi doux et délicat que celui de Wendy et je refuse que Peter Pan la corrompe aussi et qu'elle finisse par devenir aussi cruelle et sans cœur que Peter Pan et ses acolytes ! Wendy n'est pas encore une enfant perdue à part entière, je le sens ! Elle peut être aidée et peut être même sauvée !
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